dimanche 19 juillet 2015

Le 16 Juillet 2015, Ploermel-Messac, 57 km ; 311 cumulés
A ce camping aussi, il y a des mini camps. Les activités sont très variées. J'ai regretté de ne pas avoir mon appareil photo sorti lorsque ces enfants 



allaient sur leur lieu de navigation en portant chacun leur planche déjà gréée. Leur silhouette se détachait en contre-jour sur leur voile colorée qu'ils portaient couchée à leur côté. Cela tenait d'un défilé de libellules... si les libellules défilent. (Peut-être même qu'elles manifestent) et aussi du cliché qu'on a tous en tête de l'image des caravanes de chameaux dans le désert. Vraiment dommage que je n'aie pas pris de photo.

J'ai longé le lac pour la promenade du matin de Babel. Elle aime toujours se baigner mais elle n'y va franchement que lorsqu'elle sait que ça descend en pente douce. 



J'ai remarqué que le long du canal elle n'y allait que si elle savait qu'elle pouvait remonter. Je me souviens que l'année dernière il avait fallu que je m'allonge dans les orties pour l'aider à grimper sur la berge et elle doit s'en souvenir aussi. Tant mieux pour moi.
Le long du mur d'une enceinte de maison un chien commence par aboyer, puis saute le mur et vient jouer avec Babel. Sa maîtresse sort et s'en excuse. Je lui dis que ça ne me dérange pas. Le chien nous accompagne un bout de promenade.

Un groupe d'enfant s'initie au golf.


Je déjeune au bar du camping, après avoir tout rangé, sauf l'ordinateur. J'espère pouvoir poster mon blog mais la wifi du camping est payante et je n'aime pas ça. Une fois que le forfait est réglé, qu'on ne l'utilise jamais ou qu'on soit 300 à le faire, cela ne change rien. Du coup, j'estime que cela devrait être gratuit pour les campeurs. Na !
D'autant plus que c'est le camping le plus cher : 12€. Le reste du temps, j'ai payé entre 3.75 et 8 €

Je pars vers Ploermel, tout près, me renseigne à l'office du tourisme pour attraper la voie verte qui va de Ploermel à Messac.

En revenant à mon vélo, ce panneau me fait sourire.


Vu la dégaine des légumes, je ne crois pas qu'il y a beaucoup d'amateurs !

Par contre il y a de beaux hortensias. Dommage qu'ils ne soient pas à partager, eux. Ils seraient très jolis dans mon jardin.



Le départ de la voie verte se situe à la gare, car c'est une ancienne voie ferrée. Une partie file au sud vers Josselin et l'autre part vers Guipry-Messac à l'est. C'est celle-ci qui me ramènera à la Vilaine que je n'aurai qu'à suivre pour revenir près de la maison.
J'arrive à la gare et point de panneau. J'estime devoir partir à droite de la gare. Je rencontre alors un couple de cyclistes qui prévoit de rejoindre le canal de Nantes à Brest, puis de remonter la Loire et enfin d'atteindre la Danube. Je leur demande si je suis dans la bonne direction. Eh non, je partais à l'opposé !
La voie ferrée est roulante et très agréable. Elle passe au dessus de la voie rapide, Rennes-Lorient.


Son seul inconvénient est qu'elle est jalonnée de chicanes qui sont un peu difficiles à négocier avec la remorque. Il y en a vraiment beaucoup : à chaque intersection de petite route. C'est pour empêcher les voitures d'emprunter la voie verte. Il y en avait aussi sur le canal de Nantes à Brest mais elles étaient plus faciles à passer. Si il y avait un problème, c'était la base de la remorque qui cognait alors qu'avec celles-ci, c'est la cabane de Babel qui risque de toucher et elle est assez fragile. Au début, je descends de vélo à chaque fois. Après un moment je reste à vélo mais c'est juste, juste. A chacune, je pense aux épreuves de maniabilité en TREC. Le couple cheval cavalier doit franchir une chicane constituée de barres au sol sans que les pieds du cheval ne touchent les barres.
Dans les côtes d'Armor, il n'y avait qu'un panneau aux intersections. Doit-on en conclure que les conducteurs des Côtes d'Armor sont plus civilisés que les autres Bretons ?

A plusieurs reprise, j'ai vanté l'agrément des parfums rencontrés. Ce qui n'est pas le cas ici :



En passant devant une maison de garde barrière, je m'arrête finalement pour cette plante. J'en ai vu souvent et j'aimerais savoir comment elle se nomme. Merci de me renseigner si l'un de vous le sait. J'en planterais bien dans mon jardin. 


Une odeur de foin, 


Il fait très chaud mais heureusement la voie est souvent bordée d'arbres. J'aperçois un château.
Je dois descendre au bord d'un tout petit ruisseau pour mieux le voir 


et patauge un peu pour me rafraîchir. Il y a des libellules




Et je vois à mes pieds une petite bête. C'est un crapaud. Il est minuscule et en regardant mieux je m'aperçois qu'il y en a beaucoup. Ils crapahutent tant bien que mal sur les cailloux et les herbes.


On l'aperçoit à peine sur la photo. Il est juste au centre, sur l'herbe en forme de virgule.

Il est maintenant 15h et j'ai vraiment faim. J'avais bien vu une table de pique-nique il y a quelque temps mais elle était en plein soleil.
En longeant une haie, je vois une caravane et pense qu'il s'agit d'un terrain privé. Un groupe d'enfants en vélo, encadré par des moniteurs, en sort et le moniteur me dit que c'est un camping. J'ai donc tout le camping pour moi toute seule et il y a des tables.
Je fais une pose très agréable, m'arrose copieusement la nuque, les bras et les jambes et nous repartons.

Plus loin, d'anciennes toilettes de gare servent de niche à chien


Les 300 km sont franchis




Le chemin passe sous une route, la 4 voies Redon-Rennes, Je ne dois plus être bien loin de Messac.
Sous le pont,


un monstre marin nous regarde et en défend l'entrée, mais...


... même pas peur.
L'arrivée à Guipry est compliquée. La voie verte ne descend pas tout droit puisque la pente était trop raide pour les trains mais fait un large détour, puis passe directement sur un pont enjambant la Vilaine, d'où l'on voit le camping. Demi-tour, donc. Je ne trouve pas de véritable sortie pour rejoindre le camping et doit descendre le talus du chemin de fer. A pied, bien sûr mais les cailloux sont pointus et je sens que mon pneu avant se dégonfle un peu. Je suis à 300m du camping et j'y arrive telle quelle. 
Je regonfle ma roue et on verra demain ce qui se passe.

Un vieil homme vient me voir avec un grand cahier pour m'inscrire. Il fait office de gardien bénévole car le bureau du camping est fermé. Il doit être 19:30 à peu près. Je crois surtout qu'il s'embête. Il me parle de son enfance pendant la guerre, de son père qui était communiste et qui a dû quitter Paris précipitamment pour Rennes, qu'il a été réquisitionné pour être chauffeur de car pour les Allemands mais qu'un jour il s'est fait la malle en découpant le grillage du fond d'un jardin car "il avait tout prévu, il avait même un pince coupante dans sa poche". Il parle, il parle et j'aimerais bien monter ma tente.


Il repart enfin avec son grand cahier. Je m'installe et me prépare le meilleur dîner de tout le voyage.







au menu:
crevettes sur son lit d'avocat et tomates avec sa sauce mayonnaise et citron pressé, s'il vous plaît.
Au dessert, yaourt à la mandarine et au citron vert. Au moins, je n'attraperai pas le scorbut!

Un couple de cyclistes allemands voyage aussi avec un chien dans une remorque. Ils vont vers Rennes. Ils ont matelas pneumatique et cubi de muscadet. Le grand luxe.

La promenade du soir a lieu au bord de la Vilaine, ça sent la fin du voyage.


Mais ce n'est pas encore fait: il y a le problème de la roue à régler demain matin.
















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