Le 16 Juillet 2015, Ploermel-Messac, 57
km ; 311 cumulés
A ce camping aussi, il y a des mini
camps. Les activités sont très variées. J'ai regretté de ne pas
avoir mon appareil photo sorti lorsque ces enfants
allaient sur leur lieu de navigation en
portant chacun leur planche déjà gréée. Leur silhouette se
détachait en contre-jour sur leur voile colorée qu'ils portaient
couchée à leur côté. Cela tenait d'un défilé de libellules...
si les libellules défilent. (Peut-être même qu'elles manifestent)
et aussi du cliché qu'on a tous en tête de l'image des caravanes de
chameaux dans le désert. Vraiment dommage que je n'aie pas pris de
photo.
J'ai longé le lac pour la promenade du
matin de Babel. Elle aime toujours se baigner mais elle n'y va
franchement que lorsqu'elle sait que ça descend en pente douce.
J'ai remarqué que le long du canal
elle n'y allait que si elle savait qu'elle pouvait remonter. Je me
souviens que l'année dernière il avait fallu que je m'allonge dans
les orties pour l'aider à grimper sur la berge et elle doit s'en
souvenir aussi. Tant mieux pour moi.
Le long du mur d'une enceinte de maison
un chien commence par aboyer, puis saute le mur et vient jouer avec
Babel. Sa maîtresse sort et s'en excuse. Je lui dis que ça ne me
dérange pas. Le chien nous accompagne un bout de promenade.
Un groupe d'enfant s'initie au golf.
Je déjeune au bar du camping, après
avoir tout rangé, sauf l'ordinateur. J'espère pouvoir poster mon
blog mais la wifi du camping est payante et je n'aime pas ça. Une
fois que le forfait est réglé, qu'on ne l'utilise jamais ou qu'on
soit 300 à le faire, cela ne change rien. Du coup, j'estime que cela
devrait être gratuit pour les campeurs. Na !
D'autant plus que c'est le camping le
plus cher : 12€. Le reste du temps, j'ai payé entre 3.75 et 8
€
Je pars vers Ploermel, tout près, me
renseigne à l'office du tourisme pour attraper la voie verte qui va
de Ploermel à Messac.
En revenant à mon vélo, ce panneau me
fait sourire.
Vu la dégaine des légumes, je ne
crois pas qu'il y a beaucoup d'amateurs !
Par contre il y a de beaux hortensias.
Dommage qu'ils ne soient pas à partager, eux. Ils seraient très
jolis dans mon jardin.
Le départ de la voie verte se situe à
la gare, car c'est une ancienne voie ferrée. Une partie file au sud
vers Josselin et l'autre part vers Guipry-Messac à l'est. C'est
celle-ci qui me ramènera à la Vilaine que je n'aurai qu'à suivre
pour revenir près de la maison.
J'arrive à la gare et point de
panneau. J'estime devoir partir à droite de la gare. Je rencontre
alors un couple de cyclistes qui prévoit de rejoindre le canal de
Nantes à Brest, puis de remonter la Loire et enfin d'atteindre la
Danube. Je leur demande si je suis dans la bonne direction. Eh non,
je partais à l'opposé !
La voie ferrée est roulante et très
agréable. Elle passe au dessus de la voie rapide, Rennes-Lorient.
Son seul inconvénient est qu'elle est
jalonnée de chicanes qui sont un peu difficiles à négocier avec la
remorque. Il y en a vraiment beaucoup : à chaque intersection
de petite route. C'est pour empêcher les voitures d'emprunter la
voie verte. Il y en avait aussi sur le canal de Nantes à Brest mais
elles étaient plus faciles à passer. Si il y avait un problème,
c'était la base de la remorque qui cognait alors qu'avec celles-ci,
c'est la cabane de Babel qui risque de toucher et elle est assez
fragile. Au début, je descends de vélo à chaque fois. Après un
moment je reste à vélo mais c'est juste, juste. A chacune, je pense
aux épreuves de maniabilité en TREC. Le couple cheval cavalier doit
franchir une chicane constituée de barres au sol sans que les pieds
du cheval ne touchent les barres.
Dans les côtes d'Armor, il n'y avait
qu'un panneau aux intersections. Doit-on en conclure que les
conducteurs des Côtes d'Armor sont plus civilisés que les autres
Bretons ?
A plusieurs reprise, j'ai vanté
l'agrément des parfums rencontrés. Ce qui n'est pas le cas ici :
En passant devant une maison de garde
barrière, je m'arrête finalement pour cette plante. J'en ai vu
souvent et j'aimerais savoir comment elle se nomme. Merci de me
renseigner si l'un de vous le sait. J'en planterais bien dans mon
jardin.
Une odeur de foin,
Il fait très chaud mais heureusement
la voie est souvent bordée d'arbres. J'aperçois un château.
Je dois descendre au bord d'un tout
petit ruisseau pour mieux le voir
et patauge un peu pour me rafraîchir.
Il y a des libellules
Et je vois à mes pieds une petite
bête. C'est un crapaud. Il est minuscule et en regardant mieux je
m'aperçois qu'il y en a beaucoup. Ils crapahutent tant bien que mal
sur les cailloux et les herbes.
On l'aperçoit à peine sur la photo. Il est juste au centre, sur l'herbe en forme de virgule.
Il est maintenant 15h et j'ai vraiment
faim. J'avais bien vu une table de pique-nique il y a quelque temps
mais elle était en plein soleil.
En longeant une haie, je vois une
caravane et pense qu'il s'agit d'un terrain privé. Un groupe
d'enfants en vélo, encadré par des moniteurs, en sort et le moniteur me
dit que c'est un camping. J'ai donc tout le camping pour moi toute seule
et il y a des tables.
Je fais une pose très agréable,
m'arrose copieusement la nuque, les bras et les jambes et nous
repartons.
Plus loin, d'anciennes toilettes de
gare servent de niche à chien
Les 300 km sont franchis
Le chemin passe sous une route, la 4 voies Redon-Rennes, Je ne dois plus être bien loin de Messac.
Sous le pont,
un monstre marin nous regarde et en défend l'entrée, mais...
... même pas peur.
L'arrivée à Guipry est compliquée. La voie verte ne descend pas tout droit puisque la pente était trop raide pour les trains mais fait un large détour, puis passe directement sur un pont enjambant la Vilaine, d'où l'on voit le camping. Demi-tour, donc. Je ne trouve pas de véritable sortie pour rejoindre le camping et doit descendre le talus du chemin de fer. A pied, bien sûr mais les cailloux sont pointus et je sens que mon pneu avant se dégonfle un peu. Je suis à 300m du camping et j'y arrive telle quelle.
Je regonfle ma roue et on verra demain ce qui se passe.
Un vieil homme vient me voir avec un grand cahier pour m'inscrire. Il fait office de gardien bénévole car le bureau du camping est fermé. Il doit être 19:30 à peu près. Je crois surtout qu'il s'embête. Il me parle de son enfance pendant la guerre, de son père qui était communiste et qui a dû quitter Paris précipitamment pour Rennes, qu'il a été réquisitionné pour être chauffeur de car pour les Allemands mais qu'un jour il s'est fait la malle en découpant le grillage du fond d'un jardin car "il avait tout prévu, il avait même un pince coupante dans sa poche". Il parle, il parle et j'aimerais bien monter ma tente.
Il repart enfin avec son grand cahier. Je m'installe et me prépare le meilleur dîner de tout le voyage.
au menu:
crevettes sur son lit d'avocat et tomates avec sa sauce mayonnaise et citron pressé, s'il vous plaît.
Au dessert, yaourt à la mandarine et au citron vert. Au moins, je n'attraperai pas le scorbut!
Un couple de cyclistes allemands voyage aussi avec un chien dans une remorque. Ils vont vers Rennes. Ils ont matelas pneumatique et cubi de muscadet. Le grand luxe.
La promenade du soir a lieu au bord de la Vilaine, ça sent la fin du voyage.
Mais ce n'est pas encore fait: il y a le problème de la roue à régler demain matin.





















Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire