mercredi 15 juillet 2015

Le 13 juillet, Rohan-
Pontivy, 35 km, 136 cumulé
Le camping de Pontivy est près du centre et du terrain de foot. Les espaces agréables et verts sont réservés aux caravanes, « vrais » tentes et autres mobilhomes. Du coup, les cyclistes se retrouvent sur une petite bande de terre, genre poussière de sous bois de pins. Difficile de garder les pieds propres mais c'est une ambiance bivouac qui n'est pas désagréable, après tout.
Mais je commence par la fin de la journée, sans rendre compte des évènements précédents.
Je pars de Rohan vers 9h30 et je me perds : entre le bassin des pénichettes, l'étang et le terrain de pique-nique, circulent une foule d'allées qui sont toutes semblables et il n'y a aucun panneau d'indication.
Je me retrouve sur la route, fais demi tour et demande mon chemin. Il fallait traverser la terrain des mobilhomes et je n'y avais pas pensé.
D'ancien bâtiments liés au commerce fluvial jalonnent les abords de la ville.
Hangar, entrepôts et autres


et de nouveaux les panneaux sur la batellerie. Celui-ci est en trois partie :
en haut à gauche, une péniche complètement en travers, avec les badauds qui regardent, puis ils sont embauchés à haler la péniche et enfin la péniche est dégagée.


Le canal reprend, mais il y a de nombreuses maisons d'éclusiers fermées et murées.



Les écluses s'enchaînent à un rythme soutenu : 54 écluses entre Rohan et Pontivy ! Un véritable escalier et cela se ressent dans les mollets, non seulement ça monte mais aussi, à chaque écluse ul y a un petit raidillon jusqu'au point le plus haut où le canal est à sec.



Et maintenant s'amorce la descente vers Pontivy.
Je rencontre alors un randonneur avec un mulet.


Lorsque je lui demande si je peux le photographier il me demande de lui envoyer la photo. Je suis toujours impressionnée par la taille de mulets. Il y en a à St Just, près de chez moi et je leur trouve surtout un taille de tête impressionnante.

Près de l'écluse la plus haute se trouve ce filet d'eau qui n'en est pas moins la principale alimentation du canal. Ce petit ruisseau prend sa source à 20 km à vol d'oiseau du canal mais a été façonné de telle manière qu'il parcourt en vrai 60 km et récupère toutes les eaux des ruisseaux avoisinants. Mais on est en plein été et il n'y a pas d'eau. C'était la période traditionnelle de chômage pour les bateliers.



Je pense arriver à Pontivy pour le lunch. Puis continuer jusqu'à Mur de Bretagne ou Guerlédan, je n'ai pas encore décidé.

L'arrivée à Pontivy approche, et je prends en photo ces fleurs sauvages qui sont tellement bien agencées entre elles qu'on dirait un jardin.



Et voilà Pontivy, avec sa partie la plus ancienne où se trouve le château



Je prend une vrai place de parking et achète mes maquereaux.


Je déjeune sur la berge avec table de pique-nique puis sieste au soleil.
Lorsque je repars, je me trompe de chemin et prend la direction de Lorient, Pontvivy étant à une intersection du canal proprement dit qui va vers brest et du Blavet, qui file au sud vers Lorient. Je fais demi-tour et m'arrête à l'office du tourisme qui est établi sur une péniche pour demander. Je reviens au vélo pour m'apercevoir que ma roue arrière est crevée. J'ai une chambre à air de rechange et n'écoutant que mon courage, change la chambre.


Ce n'est pas une petite affaire car il faut dételer la remorque d'abord. Mais, bon, ça se fait. Ce n'est pas pour rien qu'Hélèna me nomme parfois "bad ass Mama. Je regonfle pour m'apercevoir que ma nouvelle chambre est crevée aussi. Du coup, je ne regonfle rien du tout. Retour à l'office du tourisme qui m'indique un décathlon où je pourrai faire changer le fond de jante que je soupçonne d'être à l'origine du problème. Le fond de jante, c'est une étroite bande de plastique (?) qui empêche les rivets des rayons qui dépassent à l'intérieur de la jante de crever la chambre à air. Le type de l'office du tourisme appelle Décathlon qui confirme qu'ils ont ce qu'il faut. Me voilà partie à pied, avec Babel en laisse pour les 3-4 km qui m'amèneront à Décathlon. J'ai laissée la remorque amarrée au panneau de l'office de tourisme et mes sacoches dans l'office de tourisme qui ferme à 18h30. Il est 16H environ et j'ai le temps.
Quelques péripéties plus loin (difficulté avec Décathlon qui était surbooké, plus deux gars gentils mais pas très compétents) je sors de Décathlon à 17 h 45. Je monte sur mon vélo et nous voilà, Babel en laisse et moi, pédalant pour arriver à temps pour récupérer les sacoches. Babel s'est arrêtée deux trois fois pour renifler, ce qui m'a valu des freinages quelque peu brutaux mais nous arrivons seines et sauves à temps. Il n'est plus question de repartir et nous restons à Pontivy.


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