Le 13 juillet, Rohan-
Le camping de Pontivy est près du
centre et du terrain de foot. Les espaces agréables et verts sont
réservés aux caravanes, « vrais » tentes et autres
mobilhomes. Du coup, les cyclistes se retrouvent sur une petite bande
de terre, genre poussière de sous bois de pins. Difficile de garder
les pieds propres mais c'est une ambiance bivouac qui n'est pas
désagréable, après tout.
Mais je commence par la fin de la
journée, sans rendre compte des évènements précédents.
Je pars de Rohan vers 9h30 et je me
perds : entre le bassin des pénichettes, l'étang et le terrain
de pique-nique, circulent une foule d'allées qui sont toutes
semblables et il n'y a aucun panneau d'indication.
Je me retrouve sur la route, fais demi
tour et demande mon chemin. Il fallait traverser la terrain des
mobilhomes et je n'y avais pas pensé.
D'ancien bâtiments liés au commerce
fluvial jalonnent les abords de la ville.
Hangar, entrepôts et autres
et de nouveaux les panneaux sur la
batellerie. Celui-ci est en trois partie :
en haut à gauche, une péniche
complètement en travers, avec les badauds qui regardent, puis ils sont embauchés à haler la péniche et enfin la péniche
est dégagée.
Le canal reprend, mais il y a de
nombreuses maisons d'éclusiers fermées et murées.
Les écluses s'enchaînent à un rythme
soutenu : 54 écluses entre Rohan et Pontivy ! Un véritable
escalier et cela se ressent dans les mollets, non seulement ça monte
mais aussi, à chaque écluse ul y a un petit raidillon jusqu'au
point le plus haut où le canal est à sec.
Et maintenant s'amorce la descente vers
Pontivy.
Je rencontre alors un randonneur avec
un mulet.
Lorsque je lui demande si je peux le
photographier il me demande de lui envoyer la photo. Je suis toujours
impressionnée par la taille de mulets. Il y en a à St Just, près
de chez moi et je leur trouve surtout un taille de tête
impressionnante.
Près de l'écluse la plus haute se
trouve ce filet d'eau qui n'en est pas moins la principale
alimentation du canal. Ce petit ruisseau prend sa source à 20 km à
vol d'oiseau du canal mais a été façonné de telle manière qu'il
parcourt en vrai 60 km et récupère toutes les eaux des ruisseaux
avoisinants. Mais on est en plein été et il n'y a pas d'eau.
C'était la période traditionnelle de chômage pour les bateliers.
Je pense arriver à Pontivy pour le
lunch. Puis continuer jusqu'à Mur de Bretagne ou Guerlédan, je n'ai
pas encore décidé.
L'arrivée à Pontivy approche, et je
prends en photo ces fleurs sauvages qui sont tellement bien agencées
entre elles qu'on dirait un jardin.
Et voilà Pontivy, avec sa partie la
plus ancienne où se trouve le château
Je prend une vrai place de parking et
achète mes maquereaux.
Je déjeune sur la berge avec table de
pique-nique puis sieste au soleil.
Lorsque je repars, je me trompe de
chemin et prend la direction de Lorient, Pontvivy étant à une
intersection du canal proprement dit qui va vers brest et du Blavet,
qui file au sud vers Lorient. Je fais demi-tour et m'arrête à
l'office du tourisme qui est établi sur une péniche pour demander.
Je reviens au vélo pour m'apercevoir que ma roue arrière est
crevée. J'ai une chambre à air de rechange et n'écoutant que mon
courage, change la chambre.
Ce n'est pas une petite affaire car il
faut dételer la remorque d'abord. Mais, bon, ça se fait. Ce n'est pas pour rien qu'Hélèna me nomme parfois "bad ass Mama. Je
regonfle pour m'apercevoir que ma nouvelle chambre est crevée aussi.
Du coup, je ne regonfle rien du tout. Retour à l'office du tourisme
qui m'indique un décathlon où je pourrai faire changer le fond de
jante que je soupçonne d'être à l'origine du problème. Le fond de
jante, c'est une étroite bande de plastique (?) qui empêche les
rivets des rayons qui dépassent à l'intérieur de la jante de
crever la chambre à air. Le type de l'office du tourisme appelle
Décathlon qui confirme qu'ils ont ce qu'il faut. Me voilà partie à
pied, avec Babel en laisse pour les 3-4 km qui m'amèneront à
Décathlon. J'ai laissée la remorque amarrée au panneau de l'office
de tourisme et mes sacoches dans l'office de tourisme qui ferme à
18h30. Il est 16H environ et j'ai le temps.
Quelques péripéties plus loin
(difficulté avec Décathlon qui était surbooké, plus deux gars
gentils mais pas très compétents) je sors de Décathlon à 17 h 45.
Je monte sur mon vélo et nous voilà, Babel en laisse et moi,
pédalant pour arriver à temps pour récupérer les sacoches. Babel
s'est arrêtée deux trois fois pour renifler, ce qui m'a valu des
freinages quelque peu brutaux mais nous arrivons seines et sauves à
temps. Il n'est plus question de repartir et nous restons à Pontivy.










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