samedi 18 juillet 2015

le 15 juillet 2015, Mergrignac-Ploermel, 38 km, 254 km cumulés,
La base de loisir de Merdrignac est importante, il y a un petit lac, des bungalows, une piscine, un mini golf et un bar. Dans le camping sont installés des mini-camps de vacances, sous tente ; ce sont en fait des camps qui ne durent que quelques jours. C'est bruyant mais bon enfant. Au réveil, je monte à pied dans le bourg avec Babel. Un marché s'installe mais il est tôt (7h30) et il n'y a personne. J'achète 2 pains au chocolat et un croissant et redescends déjeuner au camping. Derrière le camping, la voie verte par laquelle je suis arrivée continue comme le montre ce vestige de l'ancienne voie de chemin de fer. 




Vous admirerez la polyvalence de la babel mobile qui remplit parfaitement son rôle de sèche linge. A propos, je conseille vivement les sous vêtements de décathlon. Lavés le soir, ils sont secs le lendemain matin.




Je demande à une voisine si je peux prendre en photo la tente de ses petits-enfants
Elle acquiesce mais en échange me demande si elle peut photographier la babel mobile.


La tente fait encore plus d'effet le soir lorsqu'elle est éclairée de l'intérieur. C'est une bonne idée. La dame me dit que des petits de 3-4 ans qui passaient à côté pensaient qu'il y avait des bêtes dans la tente.
Je plie bagage et fais un tour près du lac.



Au bar il y a une connexion internet, je m'installe, bois un coup et je charge mes photos et mon blog. La matinée passe vite et dès 11h le barman lance une musique très forte et supposée festive. Mais je ne suis pas à la fête et suis contente de terminer car non seulement la musique est forte mais arrive pour déjeuner toute une troupe ce qui n'amène pas le calme. Je remonte au bourg, cette fois-ci chargée et prête à partir et déjeune d'un sandwich que me fait la boulangère.

J'abandonne la voie verte qui continue vers l'est jusqu'à St Meen le Grand et je pars vers le sud pour rejoindre Ploermel. Pour éviter la circulation, je me retrouve sur une petite route qui monte bien jusqu'au village de Gomené. 



Le village est assez joli



et surplombe les alentours.

Je pensais que cela redescendrait après mais que nenni, hélas !!


Je ressens la fatigue de la longue journée d'hier, pas spécialement par un mal aux jambes mais plutôt par un net manque d'énergie. Le relief y met aussi du sien. Qui sait, c'est peut-être le manque de maquereaux...
Je rejoint Mauron, où ma carte m'indique une autre voie verte. Je demande à l'office du tourisme et la jeune femme me dit qu'il y a bien le chemin du pelot mais elle ne sait pas d'où il part. Elle se renseigne et me dit de me rendre au parking du moulin, juste derrière. J'y vais, je tournicote, je demande... sans succès. Je me résous à reprendre la route à grande circulation avec ses ondulations. A 1km, un panneau indique un chemin de vélo. Il semble aller dans la bonne direction. Des mamies me renseignent : oui, il y a bien une voie verte qui va jusqu'à Ploermel. L'une d'elles me dit même fièrement que c'est un de ses amis qui l'a tracée.
Eh bien, l'ami, si je le tenais je ne le féliciterais pas. Ce sont des chemins de remembrement, ou des petites routes, ce qui en soi n'est pas problématique ou même un sentier mal empierré qui monte directement dans la forêt et ça, ce doit être mortel pour les vélos à petits pneus, tout ça avec des panneaux sans indication de destination, qui passent du n° 5 au 3 puis au 7. Je soupçonne les concepteurs (ils ont dû s'y mettre à plusieurs pour pondre un truc aussi tordu) de s'être dit autour d'un bon repas, sûrement trop arrosé, on va rejoindre le circuit n°5 avec le circuit n°7 et cela nous fera une voie verte. Ca fait écolo et c'est bon pour le tourisme.
Un calvaire ici, 


une cabane de jardin originale là,

Dieu sait d'où elle vient. D'après la couleur, un surplus militaire ?

ou l'odeur de boulangerie du blé coupé


me distraient mais je ne suis pas contente.

Toujours est-il, je me suis bien perdue. Heureusement il y avait du soleil et j'ai pu suivre bon an, mal an la bonne direction. A Taupon, à 3 km de Ploermel je bois un diabolo fraise pour me remettre et demande où se trouve le camping. Bonne surprise, il est à 500m.
Babel m'a soutenue tout le long et elle a bien mérité son repos pendant que je monte le campement.

 
Et ça me prend un bon bout de temps : un segment creux en fibre de verre d'un des arceaux casse. Je fabrique d'abord un pansement avec un ruban adhésif que j'avais emporté pour réparer la babelmobile si besoin, mais ça ne tient pas. J'ai des éléments en réserve et je dois donc tout refaire : enlever l'élastique qui maintient les segments ensemble, mettre l'élément et enfiler l'élastique. J'ai du mal au début mais je m'aperçois qu'il y a de la poussière dans les tubes en fibre et une fois que j'ai soufflé dans chaque tube, l'élastique passe plus facilement.
Babel fait donc une bonne sieste avant dîner.
Il y a un banc près des douches et je m'y installe après dîner et la promenade de Babel pour rédiger l'article du jour et charger les photos. La temps passe, il est 22h3O. J'entends des dames qui nettoient les sanitaires mais lorsqu'elles ont terminé, elles les ferment à clé! Je me casse donc le nez pour la douche. Je m'imagine dans mon sac de couchage comme un poulet en croute de sel. Entre la poussière, la transpiration et le sel, il y a de ça!
'Coreureux, elles laissent les toilettes ouvertes et il y a la queue pour se brosser les dents au seul lavabo accessible.

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