le 15 juillet
2015, Mergrignac-Ploermel, 38 km, 254 km cumulés,
La base de loisir de Merdrignac est
importante, il y a un petit lac, des bungalows, une piscine, un mini
golf et un bar. Dans le camping sont installés des mini-camps de
vacances, sous tente ; ce sont en fait des camps qui ne durent
que quelques jours. C'est bruyant mais bon enfant. Au réveil, je
monte à pied dans le bourg avec Babel. Un marché s'installe mais il
est tôt (7h30) et il n'y a personne. J'achète 2 pains au chocolat
et un croissant et redescends déjeuner au camping. Derrière le
camping, la voie verte par laquelle je suis arrivée continue comme le montre ce vestige de l'ancienne voie de chemin de fer.
Je demande à une voisine si je peux
prendre en photo la tente de ses petits-enfants
Elle acquiesce mais en échange me
demande si elle peut photographier la babel mobile.
La tente fait encore plus d'effet le
soir lorsqu'elle est éclairée de l'intérieur. C'est une bonne idée. La dame me dit que des petits de 3-4 ans qui passaient à côté pensaient qu'il y avait des bêtes dans la tente.
Je plie bagage et fais un tour près du
lac.
Au bar il y a une connexion internet,
je m'installe, bois un coup et je charge mes photos et mon blog. La
matinée passe vite et dès 11h le barman lance une musique très
forte et supposée festive. Mais je ne suis pas à la fête et suis
contente de terminer car non seulement la musique est forte mais
arrive pour déjeuner toute une troupe ce qui n'amène pas le calme.
Je remonte au bourg, cette fois-ci chargée et prête à partir et
déjeune d'un sandwich que me fait la boulangère.
J'abandonne la voie verte qui continue
vers l'est jusqu'à St Meen le Grand et je pars vers le sud pour
rejoindre Ploermel. Pour éviter la circulation, je me retrouve sur
une petite route qui monte bien jusqu'au village de Gomené.
Le village est assez joli
et surplombe les alentours.
Je pensais que cela redescendrait après
mais que nenni, hélas !!
Je ressens la fatigue de la longue
journée d'hier, pas spécialement par un mal aux jambes mais plutôt
par un net manque d'énergie. Le relief y met aussi du sien. Qui
sait, c'est peut-être le manque de maquereaux...
Je rejoint Mauron, où
ma carte m'indique une autre voie verte. Je demande à l'office du
tourisme et la jeune femme me dit qu'il y a bien le chemin du pelot
mais elle ne sait pas d'où il part. Elle se renseigne et me dit de
me rendre au parking du moulin, juste derrière. J'y vais, je
tournicote, je demande... sans succès. Je me résous à reprendre la
route à grande circulation avec ses ondulations. A 1km, un panneau
indique un chemin de vélo. Il semble aller dans la bonne direction.
Des mamies me renseignent : oui, il y a bien une voie verte qui
va jusqu'à Ploermel. L'une d'elles me dit même fièrement que c'est
un de ses amis qui l'a tracée.
Eh bien, l'ami, si je le tenais je ne le féliciterais pas.
Ce sont des chemins de remembrement, ou des petites routes, ce qui en
soi n'est pas problématique ou même un sentier mal empierré qui
monte directement dans la forêt et ça, ce doit être mortel pour
les vélos à petits pneus, tout ça avec des panneaux sans
indication de destination, qui passent du n° 5 au 3 puis au 7. Je
soupçonne les concepteurs (ils ont dû s'y mettre à plusieurs pour
pondre un truc aussi tordu) de s'être dit autour d'un bon repas,
sûrement trop arrosé, on va rejoindre le circuit n°5 avec le
circuit n°7 et cela nous fera une voie verte. Ca fait écolo et
c'est bon pour le tourisme.
Un calvaire ici,
une cabane de jardin originale là,
Dieu sait d'où elle vient. D'après la
couleur, un surplus militaire ?
ou l'odeur de boulangerie du blé coupé
me
distraient mais je ne suis pas contente.
Toujours est-il, je me suis bien perdue.
Heureusement il y avait du soleil et j'ai pu suivre bon an, mal an la
bonne direction. A Taupon, à 3 km de Ploermel je bois un diabolo
fraise pour me remettre et demande où se trouve le camping. Bonne
surprise, il est à 500m.
Babel m'a soutenue tout le long et elle
a bien mérité son repos pendant que je monte le campement.
Et ça me prend un bon bout de temps :
un segment creux en fibre de verre d'un des arceaux casse. Je
fabrique d'abord un pansement avec un ruban adhésif que j'avais
emporté pour réparer la babelmobile si besoin, mais ça ne tient
pas. J'ai des éléments en réserve et je dois donc tout refaire :
enlever l'élastique qui maintient les segments ensemble, mettre
l'élément et enfiler l'élastique. J'ai du mal au début mais je
m'aperçois qu'il y a de la poussière dans les tubes en fibre et une
fois que j'ai soufflé dans chaque tube, l'élastique passe plus
facilement.
Babel fait donc une bonne sieste avant dîner.
Il y a un banc près des douches et je m'y installe après dîner et la promenade de Babel pour rédiger l'article du jour et charger les photos. La temps passe, il est 22h3O. J'entends des dames qui nettoient les sanitaires mais lorsqu'elles ont terminé, elles les ferment à clé! Je me casse donc le nez pour la douche. Je m'imagine dans mon sac de couchage comme un poulet en croute de sel. Entre la poussière, la transpiration et le sel, il y a de ça!
'Coreureux, elles laissent les toilettes ouvertes et il y a la queue pour se brosser les dents au seul lavabo accessible.














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