dimanche 19 juillet 2015

Voilà, ça y est j'ai "atterri" à la maison.
Quelques commentaires sur le voyage;
ce n'est pas cher: environ 15€/jour.
Les chemins dédiés aux vélos sont un plus définitif lorsqu'on tire Babel. Le poids total de l'équipage (à l'exclusion de ma petite personne), environ 50kg qui se détaillent ainsi:
25 kg de Babel, 15 kg de bagages, 10kg de remorque.
Les menus:
petit déjeuner à la boulangerie, ou porridge avec des fruits et un yaourt, thé
lunch: maquereaux, pain, fruits, fromage et yaourt
dîner: soupe en sachet agrémentée de porridge, fromage et pain, fruits. C'est pourquoi le dernier repas était spécial!
J'emporte une petite trousse à outils quand je pars avec la Babelmobile et elle s'est avérée bien utile.
Autre chose bien utile: les sacs plastiques, qu'ils soient de grands sacs poubelle ou des petits sacs à congélation, ils servent à protéger et à organiser les sacoches.
En parlant de sacoches, les sacoches récentes sont en fait des sacs étanches d'un seul tenant. Les miennes que j'ai achetées d'occasion il y a 3 ans ont des poches et surtout un filet qui les recouvre et permet de transporter les courses du jour sans avoir à tout ouvrir ou d'y mettre le K-way si le temps est menaçant.
Le vélo a 20 ans à peu près et il est toujours d'attaque. C'est un vélo de marque Giant qui existe toujours et fabrique des vélos plutôt haut de gamme avec une spécialisation en vélos à assistance électrique.
On vit bien sans téléphone sur la route: le mien était HS et je ne maîtrise pas encore le nouveau qui est plus smart que moi, mais depuis mon retour, je l'apprivoise. Ceci dit, si j'avais eu besoin de trouver une roue ou un autre problème technique sérieux, il aurait été bienvenu.
Babel s'est vraiment bien comportée. Dès l'arrivée, elle dormait autant qu'elle pouvait. Le jour où j'ai roulé 80km, elle s'est même endormie dans la charriotte.
Le côté qui me plaît dans ces voyages: l'autonomie, l'effort physique, le sentiment de liberté, la proximité avec l'environnement immédiat, la solitude qui est équilibrée par des contacts fortuits et agréables. La babelmobile et sa passagère sont un bon vecteur de contacts.
Ce qui est moins agréable: l'inconsistance des affichages et autres panneaux. Ce serait bien si il y avait une unité mais je crois que ces voies vertes dépendent des conseils généraux et les panneaux changent d'un département à l'autre.
La prochaine fois, j'irai peut-être à la mer. J'abandonne mon projet de rejoindre la fête de famille à Evreux, fin août. Le rapatriement de la Babelmobile est compliqué, Hélèna n'a pas encore 18 ans et ne peut pas me rejoindre en voiture pour nous ramener et la maison est isolée pour qu'elle y reste pendant une ou deux semaines sans moyen de locomotion.
Et voilà, ce coup-ci je m'arrête.








Le 17 juillet 2015, Guipry-Renac, 34 km, 344 cumulés
Je me lève vers 7 :30, contrôle mon pneu que j'avais regonflé avant de me coucher et constate qu'il est dégonflé.
Je pars donc déjeuner à pied à un café sur le port de Guipry. Il fait gris et il est tombé quelques gouttes durant la nuit. Le vent souffle assez mais je reste quand même sur la terrasse. Le pain est tout frais et la confiture de prune est faite maison.

De retour au camping, je m'attelle à la mécanique



Je gonfle la chambre à air qui avait crevé à Pontivy. Mais la réparation, tout-à-côté de la valve, n'a pas tenu. Je répare donc la chambre à air qui avait crevé la veille. J'emprunte un seau à une dame dans une caravane et recherche la crevaison, puis la répare. Lorsque je regonfle la chambre à air pour la vérifier avant de remonter la roue, je m'aperçois qu'elle a une hernie. Je n'ai pas d'autre solution que de la sous gonfler. En remontant le pneu je vois qu'il est déchiré. M.....  alors. Je répare avec ce que j'ai sous la main : la colle néoprène du kit de réparation.



Puis remonte le tout. Sans beaucoup gonfler pour éviter que cela ne me pète à la figure. Il n'y a pas de marchand de vélo dans le coin.
Pendant mes travaux manuels, un monsieur vient me parler: C'est un voyageur à pied. Il fait ça tout le temps et bivouac ici ou là, été comme hiver. C'est drôle, pour beaucoup, le camping c'est une vie un peu plus rustique qu'à la maison, mais pour lui c'est le contraire. Il a plus de confort en camping qu'habituellement.

J'avais contacté mon amie Eva qui habite à Grand Fougeray, à quelques kilomètre d'ici pour passer la voir mais j'annule ma visite et décide de rentrer au plus court.

Un arbre coupé présente de belles courbes, traces de la lame de scie. 



Je ne suis pas pressée, à une trentaine de kilomètres de la maison. Le chemin n'est pas en très bon état et je croise la doigts pour que ma réparation tienne.
On arrive au site des Corbinières, où le relief s'accentue.


Un chêne présente une curieuse excroissance, sûrement un champignon. Ce qui y ressemble le plus dans mon livre de champignons est un polypore.

Les Corbinières est un site naturel avec des sentiers de randonnée. C'est une surprise lorsqu'on arrive du bassin de la Vilaine entre Rennes et Redon où le paysage est plat et marécageux ou très légèrement vallonné. C'est la toute fin du bout du massif armoricain et la Vilaine s'y est frayé un passage.
Le lien suivant est intéressant :


Le relief est marqué :



Je ne sais pas si les chemins de randonnée du site font de la concurrence au chemin de halage mais il devient inconfortable avec la remorque,


mais la route le longe et tout va bien.


On se rapproche de la maison, les palis, très nombreux par chez moi, le rappellent.



Depuis quelques jours, je vois Babel profiter du vent de la vitesse mais ce n'est pas facile de rouler et de photographier en même temps.



Le viaduc



le camping de Beslé,



Une petite pose avant la côte qui me mettra sur la dernière ligne droite avant Renac.



La montée, ça va, mais en descente, le pneu avant étant à moitié gonflé, je dois aller lentement sinon ma direction est comme folle et je risque de déjanter. les montées, c'est mieux si on a l'espoir d'une bonne descente après!
Les 8 kilomètres qui me séparent de la maison sont lents et ça monte plus souvent que je le soupçonnais en voiture. En plus il y a du vent et il pleut.

Enfin, après tout ça


et à



nous  retrouvons la maison


et le chat.


L'autre chatte, sa mère, doit faire la tête. Elle arrivera plus tard.

La carte, éditée par la région, je crois, est plutôt bien. Le reproche que je lui fais est de ne pas signaler les terrains de camping. Cela manque, surtout qu'entre les campings municipaux et les campings privés, il n'y a pas une seule source d'information.

 
 
Les lignes vertes sont des voies vertes et les oranges, des parcours sur petites routes partagées. On peut voir qu'il y a encore de quoi faire!
Pour finir, je ne peux pas résister à vous faire profiter de mon look 
 
Pas très glamour, le fichu mais c'est pratique pour éviter les cheveux dans les yeux et ça peut aussi servir à essuyer les lunettes. Je ne mets pas la photo en grand, c'est pour qu'on voit moins les rides!
Merci de m'avoir lue.

 











Le 16 Juillet 2015, Ploermel-Messac, 57 km ; 311 cumulés
A ce camping aussi, il y a des mini camps. Les activités sont très variées. J'ai regretté de ne pas avoir mon appareil photo sorti lorsque ces enfants 



allaient sur leur lieu de navigation en portant chacun leur planche déjà gréée. Leur silhouette se détachait en contre-jour sur leur voile colorée qu'ils portaient couchée à leur côté. Cela tenait d'un défilé de libellules... si les libellules défilent. (Peut-être même qu'elles manifestent) et aussi du cliché qu'on a tous en tête de l'image des caravanes de chameaux dans le désert. Vraiment dommage que je n'aie pas pris de photo.

J'ai longé le lac pour la promenade du matin de Babel. Elle aime toujours se baigner mais elle n'y va franchement que lorsqu'elle sait que ça descend en pente douce. 



J'ai remarqué que le long du canal elle n'y allait que si elle savait qu'elle pouvait remonter. Je me souviens que l'année dernière il avait fallu que je m'allonge dans les orties pour l'aider à grimper sur la berge et elle doit s'en souvenir aussi. Tant mieux pour moi.
Le long du mur d'une enceinte de maison un chien commence par aboyer, puis saute le mur et vient jouer avec Babel. Sa maîtresse sort et s'en excuse. Je lui dis que ça ne me dérange pas. Le chien nous accompagne un bout de promenade.

Un groupe d'enfant s'initie au golf.


Je déjeune au bar du camping, après avoir tout rangé, sauf l'ordinateur. J'espère pouvoir poster mon blog mais la wifi du camping est payante et je n'aime pas ça. Une fois que le forfait est réglé, qu'on ne l'utilise jamais ou qu'on soit 300 à le faire, cela ne change rien. Du coup, j'estime que cela devrait être gratuit pour les campeurs. Na !
D'autant plus que c'est le camping le plus cher : 12€. Le reste du temps, j'ai payé entre 3.75 et 8 €

Je pars vers Ploermel, tout près, me renseigne à l'office du tourisme pour attraper la voie verte qui va de Ploermel à Messac.

En revenant à mon vélo, ce panneau me fait sourire.


Vu la dégaine des légumes, je ne crois pas qu'il y a beaucoup d'amateurs !

Par contre il y a de beaux hortensias. Dommage qu'ils ne soient pas à partager, eux. Ils seraient très jolis dans mon jardin.



Le départ de la voie verte se situe à la gare, car c'est une ancienne voie ferrée. Une partie file au sud vers Josselin et l'autre part vers Guipry-Messac à l'est. C'est celle-ci qui me ramènera à la Vilaine que je n'aurai qu'à suivre pour revenir près de la maison.
J'arrive à la gare et point de panneau. J'estime devoir partir à droite de la gare. Je rencontre alors un couple de cyclistes qui prévoit de rejoindre le canal de Nantes à Brest, puis de remonter la Loire et enfin d'atteindre la Danube. Je leur demande si je suis dans la bonne direction. Eh non, je partais à l'opposé !
La voie ferrée est roulante et très agréable. Elle passe au dessus de la voie rapide, Rennes-Lorient.


Son seul inconvénient est qu'elle est jalonnée de chicanes qui sont un peu difficiles à négocier avec la remorque. Il y en a vraiment beaucoup : à chaque intersection de petite route. C'est pour empêcher les voitures d'emprunter la voie verte. Il y en avait aussi sur le canal de Nantes à Brest mais elles étaient plus faciles à passer. Si il y avait un problème, c'était la base de la remorque qui cognait alors qu'avec celles-ci, c'est la cabane de Babel qui risque de toucher et elle est assez fragile. Au début, je descends de vélo à chaque fois. Après un moment je reste à vélo mais c'est juste, juste. A chacune, je pense aux épreuves de maniabilité en TREC. Le couple cheval cavalier doit franchir une chicane constituée de barres au sol sans que les pieds du cheval ne touchent les barres.
Dans les côtes d'Armor, il n'y avait qu'un panneau aux intersections. Doit-on en conclure que les conducteurs des Côtes d'Armor sont plus civilisés que les autres Bretons ?

A plusieurs reprise, j'ai vanté l'agrément des parfums rencontrés. Ce qui n'est pas le cas ici :



En passant devant une maison de garde barrière, je m'arrête finalement pour cette plante. J'en ai vu souvent et j'aimerais savoir comment elle se nomme. Merci de me renseigner si l'un de vous le sait. J'en planterais bien dans mon jardin. 


Une odeur de foin, 


Il fait très chaud mais heureusement la voie est souvent bordée d'arbres. J'aperçois un château.
Je dois descendre au bord d'un tout petit ruisseau pour mieux le voir 


et patauge un peu pour me rafraîchir. Il y a des libellules




Et je vois à mes pieds une petite bête. C'est un crapaud. Il est minuscule et en regardant mieux je m'aperçois qu'il y en a beaucoup. Ils crapahutent tant bien que mal sur les cailloux et les herbes.


On l'aperçoit à peine sur la photo. Il est juste au centre, sur l'herbe en forme de virgule.

Il est maintenant 15h et j'ai vraiment faim. J'avais bien vu une table de pique-nique il y a quelque temps mais elle était en plein soleil.
En longeant une haie, je vois une caravane et pense qu'il s'agit d'un terrain privé. Un groupe d'enfants en vélo, encadré par des moniteurs, en sort et le moniteur me dit que c'est un camping. J'ai donc tout le camping pour moi toute seule et il y a des tables.
Je fais une pose très agréable, m'arrose copieusement la nuque, les bras et les jambes et nous repartons.

Plus loin, d'anciennes toilettes de gare servent de niche à chien


Les 300 km sont franchis




Le chemin passe sous une route, la 4 voies Redon-Rennes, Je ne dois plus être bien loin de Messac.
Sous le pont,


un monstre marin nous regarde et en défend l'entrée, mais...


... même pas peur.
L'arrivée à Guipry est compliquée. La voie verte ne descend pas tout droit puisque la pente était trop raide pour les trains mais fait un large détour, puis passe directement sur un pont enjambant la Vilaine, d'où l'on voit le camping. Demi-tour, donc. Je ne trouve pas de véritable sortie pour rejoindre le camping et doit descendre le talus du chemin de fer. A pied, bien sûr mais les cailloux sont pointus et je sens que mon pneu avant se dégonfle un peu. Je suis à 300m du camping et j'y arrive telle quelle. 
Je regonfle ma roue et on verra demain ce qui se passe.

Un vieil homme vient me voir avec un grand cahier pour m'inscrire. Il fait office de gardien bénévole car le bureau du camping est fermé. Il doit être 19:30 à peu près. Je crois surtout qu'il s'embête. Il me parle de son enfance pendant la guerre, de son père qui était communiste et qui a dû quitter Paris précipitamment pour Rennes, qu'il a été réquisitionné pour être chauffeur de car pour les Allemands mais qu'un jour il s'est fait la malle en découpant le grillage du fond d'un jardin car "il avait tout prévu, il avait même un pince coupante dans sa poche". Il parle, il parle et j'aimerais bien monter ma tente.


Il repart enfin avec son grand cahier. Je m'installe et me prépare le meilleur dîner de tout le voyage.







au menu:
crevettes sur son lit d'avocat et tomates avec sa sauce mayonnaise et citron pressé, s'il vous plaît.
Au dessert, yaourt à la mandarine et au citron vert. Au moins, je n'attraperai pas le scorbut!

Un couple de cyclistes allemands voyage aussi avec un chien dans une remorque. Ils vont vers Rennes. Ils ont matelas pneumatique et cubi de muscadet. Le grand luxe.

La promenade du soir a lieu au bord de la Vilaine, ça sent la fin du voyage.


Mais ce n'est pas encore fait: il y a le problème de la roue à régler demain matin.
















samedi 18 juillet 2015

le 15 juillet 2015, Mergrignac-Ploermel, 38 km, 254 km cumulés,
La base de loisir de Merdrignac est importante, il y a un petit lac, des bungalows, une piscine, un mini golf et un bar. Dans le camping sont installés des mini-camps de vacances, sous tente ; ce sont en fait des camps qui ne durent que quelques jours. C'est bruyant mais bon enfant. Au réveil, je monte à pied dans le bourg avec Babel. Un marché s'installe mais il est tôt (7h30) et il n'y a personne. J'achète 2 pains au chocolat et un croissant et redescends déjeuner au camping. Derrière le camping, la voie verte par laquelle je suis arrivée continue comme le montre ce vestige de l'ancienne voie de chemin de fer. 




Vous admirerez la polyvalence de la babel mobile qui remplit parfaitement son rôle de sèche linge. A propos, je conseille vivement les sous vêtements de décathlon. Lavés le soir, ils sont secs le lendemain matin.




Je demande à une voisine si je peux prendre en photo la tente de ses petits-enfants
Elle acquiesce mais en échange me demande si elle peut photographier la babel mobile.


La tente fait encore plus d'effet le soir lorsqu'elle est éclairée de l'intérieur. C'est une bonne idée. La dame me dit que des petits de 3-4 ans qui passaient à côté pensaient qu'il y avait des bêtes dans la tente.
Je plie bagage et fais un tour près du lac.



Au bar il y a une connexion internet, je m'installe, bois un coup et je charge mes photos et mon blog. La matinée passe vite et dès 11h le barman lance une musique très forte et supposée festive. Mais je ne suis pas à la fête et suis contente de terminer car non seulement la musique est forte mais arrive pour déjeuner toute une troupe ce qui n'amène pas le calme. Je remonte au bourg, cette fois-ci chargée et prête à partir et déjeune d'un sandwich que me fait la boulangère.

J'abandonne la voie verte qui continue vers l'est jusqu'à St Meen le Grand et je pars vers le sud pour rejoindre Ploermel. Pour éviter la circulation, je me retrouve sur une petite route qui monte bien jusqu'au village de Gomené. 



Le village est assez joli



et surplombe les alentours.

Je pensais que cela redescendrait après mais que nenni, hélas !!


Je ressens la fatigue de la longue journée d'hier, pas spécialement par un mal aux jambes mais plutôt par un net manque d'énergie. Le relief y met aussi du sien. Qui sait, c'est peut-être le manque de maquereaux...
Je rejoint Mauron, où ma carte m'indique une autre voie verte. Je demande à l'office du tourisme et la jeune femme me dit qu'il y a bien le chemin du pelot mais elle ne sait pas d'où il part. Elle se renseigne et me dit de me rendre au parking du moulin, juste derrière. J'y vais, je tournicote, je demande... sans succès. Je me résous à reprendre la route à grande circulation avec ses ondulations. A 1km, un panneau indique un chemin de vélo. Il semble aller dans la bonne direction. Des mamies me renseignent : oui, il y a bien une voie verte qui va jusqu'à Ploermel. L'une d'elles me dit même fièrement que c'est un de ses amis qui l'a tracée.
Eh bien, l'ami, si je le tenais je ne le féliciterais pas. Ce sont des chemins de remembrement, ou des petites routes, ce qui en soi n'est pas problématique ou même un sentier mal empierré qui monte directement dans la forêt et ça, ce doit être mortel pour les vélos à petits pneus, tout ça avec des panneaux sans indication de destination, qui passent du n° 5 au 3 puis au 7. Je soupçonne les concepteurs (ils ont dû s'y mettre à plusieurs pour pondre un truc aussi tordu) de s'être dit autour d'un bon repas, sûrement trop arrosé, on va rejoindre le circuit n°5 avec le circuit n°7 et cela nous fera une voie verte. Ca fait écolo et c'est bon pour le tourisme.
Un calvaire ici, 


une cabane de jardin originale là,

Dieu sait d'où elle vient. D'après la couleur, un surplus militaire ?

ou l'odeur de boulangerie du blé coupé


me distraient mais je ne suis pas contente.

Toujours est-il, je me suis bien perdue. Heureusement il y avait du soleil et j'ai pu suivre bon an, mal an la bonne direction. A Taupon, à 3 km de Ploermel je bois un diabolo fraise pour me remettre et demande où se trouve le camping. Bonne surprise, il est à 500m.
Babel m'a soutenue tout le long et elle a bien mérité son repos pendant que je monte le campement.

 
Et ça me prend un bon bout de temps : un segment creux en fibre de verre d'un des arceaux casse. Je fabrique d'abord un pansement avec un ruban adhésif que j'avais emporté pour réparer la babelmobile si besoin, mais ça ne tient pas. J'ai des éléments en réserve et je dois donc tout refaire : enlever l'élastique qui maintient les segments ensemble, mettre l'élément et enfiler l'élastique. J'ai du mal au début mais je m'aperçois qu'il y a de la poussière dans les tubes en fibre et une fois que j'ai soufflé dans chaque tube, l'élastique passe plus facilement.
Babel fait donc une bonne sieste avant dîner.
Il y a un banc près des douches et je m'y installe après dîner et la promenade de Babel pour rédiger l'article du jour et charger les photos. La temps passe, il est 22h3O. J'entends des dames qui nettoient les sanitaires mais lorsqu'elles ont terminé, elles les ferment à clé! Je me casse donc le nez pour la douche. Je m'imagine dans mon sac de couchage comme un poulet en croute de sel. Entre la poussière, la transpiration et le sel, il y a de ça!
'Coreureux, elles laissent les toilettes ouvertes et il y a la queue pour se brosser les dents au seul lavabo accessible.