Voilà, ça y est j'ai "atterri" à la maison.
Quelques commentaires sur le voyage;
ce n'est pas cher: environ 15€/jour.
Les chemins dédiés aux vélos sont un plus définitif lorsqu'on tire Babel. Le poids total de l'équipage (à l'exclusion de ma petite personne), environ 50kg qui se détaillent ainsi:
25 kg de Babel, 15 kg de bagages, 10kg de remorque.
Les menus:
petit déjeuner à la boulangerie, ou porridge avec des fruits et un yaourt, thé
lunch: maquereaux, pain, fruits, fromage et yaourt
dîner: soupe en sachet agrémentée de porridge, fromage et pain, fruits. C'est pourquoi le dernier repas était spécial!
J'emporte une petite trousse à outils quand je pars avec la Babelmobile et elle s'est avérée bien utile.
Autre chose bien utile: les sacs plastiques, qu'ils soient de grands sacs poubelle ou des petits sacs à congélation, ils servent à protéger et à organiser les sacoches.
En parlant de sacoches, les sacoches récentes sont en fait des sacs étanches d'un seul tenant. Les miennes que j'ai achetées d'occasion il y a 3 ans ont des poches et surtout un filet qui les recouvre et permet de transporter les courses du jour sans avoir à tout ouvrir ou d'y mettre le K-way si le temps est menaçant.
Le vélo a 20 ans à peu près et il est toujours d'attaque. C'est un vélo de marque Giant qui existe toujours et fabrique des vélos plutôt haut de gamme avec une spécialisation en vélos à assistance électrique.
On vit bien sans téléphone sur la route: le mien était HS et je ne maîtrise pas encore le nouveau qui est plus smart que moi, mais depuis mon retour, je l'apprivoise. Ceci dit, si j'avais eu besoin de trouver une roue ou un autre problème technique sérieux, il aurait été bienvenu.
Babel s'est vraiment bien comportée. Dès l'arrivée, elle dormait autant qu'elle pouvait. Le jour où j'ai roulé 80km, elle s'est même endormie dans la charriotte.
Le côté qui me plaît dans ces voyages: l'autonomie, l'effort physique, le sentiment de liberté, la proximité avec l'environnement immédiat, la solitude qui est équilibrée par des contacts fortuits et agréables. La babelmobile et sa passagère sont un bon vecteur de contacts.
Ce qui est moins agréable: l'inconsistance des affichages et autres panneaux. Ce serait bien si il y avait une unité mais je crois que ces voies vertes dépendent des conseils généraux et les panneaux changent d'un département à l'autre.
La prochaine fois, j'irai peut-être à la mer. J'abandonne mon projet de rejoindre la fête de famille à Evreux, fin août. Le rapatriement de la Babelmobile est compliqué, Hélèna n'a pas encore 18 ans et ne peut pas me rejoindre en voiture pour nous ramener et la maison est isolée pour qu'elle y reste pendant une ou deux semaines sans moyen de locomotion.
Et voilà, ce coup-ci je m'arrête.
dimanche 19 juillet 2015
Le 17 juillet 2015, Guipry-Renac, 34
km, 344 cumulés
Je me lève vers 7 :30, contrôle
mon pneu que j'avais regonflé avant de me coucher et constate qu'il
est dégonflé.
Je pars donc déjeuner à pied à
un café sur le port de Guipry. Il fait gris et il est tombé
quelques gouttes durant la nuit. Le vent souffle assez mais je reste
quand même sur la terrasse. Le pain est tout frais et la confiture
de prune est faite maison.
De retour au camping, je m'attelle à
la mécanique
Puis remonte le tout. Sans beaucoup
gonfler pour éviter que cela ne me pète à la figure. Il n'y a pas
de marchand de vélo dans le coin.
Pendant mes travaux manuels, un monsieur vient me parler: C'est un voyageur à pied. Il fait ça tout le temps et bivouac ici ou là, été comme hiver. C'est drôle, pour beaucoup, le camping c'est une vie un peu plus rustique qu'à la maison, mais pour lui c'est le contraire. Il a plus de confort en camping qu'habituellement.
Pendant mes travaux manuels, un monsieur vient me parler: C'est un voyageur à pied. Il fait ça tout le temps et bivouac ici ou là, été comme hiver. C'est drôle, pour beaucoup, le camping c'est une vie un peu plus rustique qu'à la maison, mais pour lui c'est le contraire. Il a plus de confort en camping qu'habituellement.
J'avais contacté mon amie Eva qui
habite à Grand Fougeray, à quelques kilomètre d'ici pour passer la
voir mais j'annule ma visite et décide de rentrer au plus court.
Un arbre coupé présente de belles
courbes, traces de la lame de scie.
Je ne suis pas pressée, à une
trentaine de kilomètres de la maison. Le chemin n'est pas en très
bon état et je croise la doigts pour que ma réparation tienne.
On arrive au site des Corbinières, où
le relief s'accentue.
Un chêne présente une curieuse
excroissance, sûrement un champignon. Ce qui y ressemble le plus
dans mon livre de champignons est un polypore.
Les Corbinières est un site naturel
avec des sentiers de randonnée. C'est une surprise lorsqu'on arrive
du bassin de la Vilaine entre Rennes et Redon où le paysage est plat
et marécageux ou très légèrement vallonné. C'est la toute fin du
bout du massif armoricain et la Vilaine s'y est frayé un passage.
Le lien suivant est intéressant :
Le relief est marqué :
Je ne sais pas si les chemins de
randonnée du site font de la concurrence au chemin de halage mais il
devient inconfortable avec la remorque,
mais la route le longe et tout va bien.
On se rapproche de la maison, les
palis, très nombreux par chez moi, le rappellent.
Depuis quelques jours, je vois Babel
profiter du vent de la vitesse mais ce n'est pas facile de rouler et
de photographier en même temps.
Le viaduc
le camping de Beslé,
Une petite pose avant la côte qui me
mettra sur la dernière ligne droite avant Renac.
La montée, ça va, mais en descente,
le pneu avant étant à moitié gonflé, je dois aller lentement sinon ma direction est comme folle et je risque de
déjanter. les montées, c'est mieux si on a l'espoir d'une bonne descente après!
Les 8 kilomètres qui me séparent de
la maison sont lents et ça monte plus souvent que je le soupçonnais
en voiture. En plus il y a du vent et il pleut.
Enfin, après tout ça
nous retrouvons la maison
L'autre chatte, sa mère, doit faire la
tête. Elle arrivera plus tard.
La carte, éditée par la région, je crois, est plutôt bien. Le reproche que je lui fais est de ne pas signaler les terrains de camping. Cela manque, surtout qu'entre les campings municipaux et les campings privés, il n'y a pas une seule source d'information.
Les lignes vertes sont des voies vertes et les oranges, des parcours sur petites routes partagées. On peut voir qu'il y a encore de quoi faire!
Pour finir, je ne peux pas résister à vous faire profiter de mon look
Merci de m'avoir lue.
Le 16 Juillet 2015, Ploermel-Messac, 57
km ; 311 cumulés
A ce camping aussi, il y a des mini
camps. Les activités sont très variées. J'ai regretté de ne pas
avoir mon appareil photo sorti lorsque ces enfants
allaient sur leur lieu de navigation en
portant chacun leur planche déjà gréée. Leur silhouette se
détachait en contre-jour sur leur voile colorée qu'ils portaient
couchée à leur côté. Cela tenait d'un défilé de libellules...
si les libellules défilent. (Peut-être même qu'elles manifestent)
et aussi du cliché qu'on a tous en tête de l'image des caravanes de
chameaux dans le désert. Vraiment dommage que je n'aie pas pris de
photo.
J'ai longé le lac pour la promenade du
matin de Babel. Elle aime toujours se baigner mais elle n'y va
franchement que lorsqu'elle sait que ça descend en pente douce.
J'ai remarqué que le long du canal
elle n'y allait que si elle savait qu'elle pouvait remonter. Je me
souviens que l'année dernière il avait fallu que je m'allonge dans
les orties pour l'aider à grimper sur la berge et elle doit s'en
souvenir aussi. Tant mieux pour moi.
Le long du mur d'une enceinte de maison
un chien commence par aboyer, puis saute le mur et vient jouer avec
Babel. Sa maîtresse sort et s'en excuse. Je lui dis que ça ne me
dérange pas. Le chien nous accompagne un bout de promenade.
Un groupe d'enfant s'initie au golf.
Je déjeune au bar du camping, après
avoir tout rangé, sauf l'ordinateur. J'espère pouvoir poster mon
blog mais la wifi du camping est payante et je n'aime pas ça. Une
fois que le forfait est réglé, qu'on ne l'utilise jamais ou qu'on
soit 300 à le faire, cela ne change rien. Du coup, j'estime que cela
devrait être gratuit pour les campeurs. Na !
D'autant plus que c'est le camping le
plus cher : 12€. Le reste du temps, j'ai payé entre 3.75 et 8
€
Je pars vers Ploermel, tout près, me
renseigne à l'office du tourisme pour attraper la voie verte qui va
de Ploermel à Messac.
En revenant à mon vélo, ce panneau me
fait sourire.
Vu la dégaine des légumes, je ne
crois pas qu'il y a beaucoup d'amateurs !
Par contre il y a de beaux hortensias.
Dommage qu'ils ne soient pas à partager, eux. Ils seraient très
jolis dans mon jardin.
Le départ de la voie verte se situe à
la gare, car c'est une ancienne voie ferrée. Une partie file au sud
vers Josselin et l'autre part vers Guipry-Messac à l'est. C'est
celle-ci qui me ramènera à la Vilaine que je n'aurai qu'à suivre
pour revenir près de la maison.
J'arrive à la gare et point de
panneau. J'estime devoir partir à droite de la gare. Je rencontre
alors un couple de cyclistes qui prévoit de rejoindre le canal de
Nantes à Brest, puis de remonter la Loire et enfin d'atteindre la
Danube. Je leur demande si je suis dans la bonne direction. Eh non,
je partais à l'opposé !
La voie ferrée est roulante et très
agréable. Elle passe au dessus de la voie rapide, Rennes-Lorient.
Son seul inconvénient est qu'elle est
jalonnée de chicanes qui sont un peu difficiles à négocier avec la
remorque. Il y en a vraiment beaucoup : à chaque intersection
de petite route. C'est pour empêcher les voitures d'emprunter la
voie verte. Il y en avait aussi sur le canal de Nantes à Brest mais
elles étaient plus faciles à passer. Si il y avait un problème,
c'était la base de la remorque qui cognait alors qu'avec celles-ci,
c'est la cabane de Babel qui risque de toucher et elle est assez
fragile. Au début, je descends de vélo à chaque fois. Après un
moment je reste à vélo mais c'est juste, juste. A chacune, je pense
aux épreuves de maniabilité en TREC. Le couple cheval cavalier doit
franchir une chicane constituée de barres au sol sans que les pieds
du cheval ne touchent les barres.
Dans les côtes d'Armor, il n'y avait
qu'un panneau aux intersections. Doit-on en conclure que les
conducteurs des Côtes d'Armor sont plus civilisés que les autres
Bretons ?
A plusieurs reprise, j'ai vanté
l'agrément des parfums rencontrés. Ce qui n'est pas le cas ici :
En passant devant une maison de garde
barrière, je m'arrête finalement pour cette plante. J'en ai vu
souvent et j'aimerais savoir comment elle se nomme. Merci de me
renseigner si l'un de vous le sait. J'en planterais bien dans mon
jardin.
Une odeur de foin,
Il fait très chaud mais heureusement
la voie est souvent bordée d'arbres. J'aperçois un château.
Je dois descendre au bord d'un tout
petit ruisseau pour mieux le voir
et patauge un peu pour me rafraîchir.
Il y a des libellules
Et je vois à mes pieds une petite
bête. C'est un crapaud. Il est minuscule et en regardant mieux je
m'aperçois qu'il y en a beaucoup. Ils crapahutent tant bien que mal
sur les cailloux et les herbes.
On l'aperçoit à peine sur la photo. Il est juste au centre, sur l'herbe en forme de virgule.
Il est maintenant 15h et j'ai vraiment
faim. J'avais bien vu une table de pique-nique il y a quelque temps
mais elle était en plein soleil.
En longeant une haie, je vois une
caravane et pense qu'il s'agit d'un terrain privé. Un groupe
d'enfants en vélo, encadré par des moniteurs, en sort et le moniteur me
dit que c'est un camping. J'ai donc tout le camping pour moi toute seule
et il y a des tables.
Je fais une pose très agréable,
m'arrose copieusement la nuque, les bras et les jambes et nous
repartons.
Plus loin, d'anciennes toilettes de
gare servent de niche à chien
Les 300 km sont franchis
Le chemin passe sous une route, la 4 voies Redon-Rennes, Je ne dois plus être bien loin de Messac.
Sous le pont,
un monstre marin nous regarde et en défend l'entrée, mais...
... même pas peur.
L'arrivée à Guipry est compliquée. La voie verte ne descend pas tout droit puisque la pente était trop raide pour les trains mais fait un large détour, puis passe directement sur un pont enjambant la Vilaine, d'où l'on voit le camping. Demi-tour, donc. Je ne trouve pas de véritable sortie pour rejoindre le camping et doit descendre le talus du chemin de fer. A pied, bien sûr mais les cailloux sont pointus et je sens que mon pneu avant se dégonfle un peu. Je suis à 300m du camping et j'y arrive telle quelle.
Je regonfle ma roue et on verra demain ce qui se passe.
Un vieil homme vient me voir avec un grand cahier pour m'inscrire. Il fait office de gardien bénévole car le bureau du camping est fermé. Il doit être 19:30 à peu près. Je crois surtout qu'il s'embête. Il me parle de son enfance pendant la guerre, de son père qui était communiste et qui a dû quitter Paris précipitamment pour Rennes, qu'il a été réquisitionné pour être chauffeur de car pour les Allemands mais qu'un jour il s'est fait la malle en découpant le grillage du fond d'un jardin car "il avait tout prévu, il avait même un pince coupante dans sa poche". Il parle, il parle et j'aimerais bien monter ma tente.
Il repart enfin avec son grand cahier. Je m'installe et me prépare le meilleur dîner de tout le voyage.
au menu:
crevettes sur son lit d'avocat et tomates avec sa sauce mayonnaise et citron pressé, s'il vous plaît.
Au dessert, yaourt à la mandarine et au citron vert. Au moins, je n'attraperai pas le scorbut!
Un couple de cyclistes allemands voyage aussi avec un chien dans une remorque. Ils vont vers Rennes. Ils ont matelas pneumatique et cubi de muscadet. Le grand luxe.
La promenade du soir a lieu au bord de la Vilaine, ça sent la fin du voyage.
Mais ce n'est pas encore fait: il y a le problème de la roue à régler demain matin.
samedi 18 juillet 2015
le 15 juillet
2015, Mergrignac-Ploermel, 38 km, 254 km cumulés,
La base de loisir de Merdrignac est
importante, il y a un petit lac, des bungalows, une piscine, un mini
golf et un bar. Dans le camping sont installés des mini-camps de
vacances, sous tente ; ce sont en fait des camps qui ne durent
que quelques jours. C'est bruyant mais bon enfant. Au réveil, je
monte à pied dans le bourg avec Babel. Un marché s'installe mais il
est tôt (7h30) et il n'y a personne. J'achète 2 pains au chocolat
et un croissant et redescends déjeuner au camping. Derrière le
camping, la voie verte par laquelle je suis arrivée continue comme le montre ce vestige de l'ancienne voie de chemin de fer.
Je demande à une voisine si je peux
prendre en photo la tente de ses petits-enfants
Elle acquiesce mais en échange me
demande si elle peut photographier la babel mobile.
La tente fait encore plus d'effet le
soir lorsqu'elle est éclairée de l'intérieur. C'est une bonne idée. La dame me dit que des petits de 3-4 ans qui passaient à côté pensaient qu'il y avait des bêtes dans la tente.
Je plie bagage et fais un tour près du
lac.
Au bar il y a une connexion internet,
je m'installe, bois un coup et je charge mes photos et mon blog. La
matinée passe vite et dès 11h le barman lance une musique très
forte et supposée festive. Mais je ne suis pas à la fête et suis
contente de terminer car non seulement la musique est forte mais
arrive pour déjeuner toute une troupe ce qui n'amène pas le calme.
Je remonte au bourg, cette fois-ci chargée et prête à partir et
déjeune d'un sandwich que me fait la boulangère.
J'abandonne la voie verte qui continue
vers l'est jusqu'à St Meen le Grand et je pars vers le sud pour
rejoindre Ploermel. Pour éviter la circulation, je me retrouve sur
une petite route qui monte bien jusqu'au village de Gomené.
Le village est assez joli
et surplombe les alentours.
Je pensais que cela redescendrait après
mais que nenni, hélas !!
Je ressens la fatigue de la longue
journée d'hier, pas spécialement par un mal aux jambes mais plutôt
par un net manque d'énergie. Le relief y met aussi du sien. Qui
sait, c'est peut-être le manque de maquereaux...
Je rejoint Mauron, où
ma carte m'indique une autre voie verte. Je demande à l'office du
tourisme et la jeune femme me dit qu'il y a bien le chemin du pelot
mais elle ne sait pas d'où il part. Elle se renseigne et me dit de
me rendre au parking du moulin, juste derrière. J'y vais, je
tournicote, je demande... sans succès. Je me résous à reprendre la
route à grande circulation avec ses ondulations. A 1km, un panneau
indique un chemin de vélo. Il semble aller dans la bonne direction.
Des mamies me renseignent : oui, il y a bien une voie verte qui
va jusqu'à Ploermel. L'une d'elles me dit même fièrement que c'est
un de ses amis qui l'a tracée.
Eh bien, l'ami, si je le tenais je ne le féliciterais pas.
Ce sont des chemins de remembrement, ou des petites routes, ce qui en
soi n'est pas problématique ou même un sentier mal empierré qui
monte directement dans la forêt et ça, ce doit être mortel pour
les vélos à petits pneus, tout ça avec des panneaux sans
indication de destination, qui passent du n° 5 au 3 puis au 7. Je
soupçonne les concepteurs (ils ont dû s'y mettre à plusieurs pour
pondre un truc aussi tordu) de s'être dit autour d'un bon repas,
sûrement trop arrosé, on va rejoindre le circuit n°5 avec le
circuit n°7 et cela nous fera une voie verte. Ca fait écolo et
c'est bon pour le tourisme.
Un calvaire ici,
une cabane de jardin originale là,
Dieu sait d'où elle vient. D'après la
couleur, un surplus militaire ?
ou l'odeur de boulangerie du blé coupé
me
distraient mais je ne suis pas contente.
Toujours est-il, je me suis bien perdue.
Heureusement il y avait du soleil et j'ai pu suivre bon an, mal an la
bonne direction. A Taupon, à 3 km de Ploermel je bois un diabolo
fraise pour me remettre et demande où se trouve le camping. Bonne
surprise, il est à 500m.
Babel m'a soutenue tout le long et elle
a bien mérité son repos pendant que je monte le campement.
Et ça me prend un bon bout de temps :
un segment creux en fibre de verre d'un des arceaux casse. Je
fabrique d'abord un pansement avec un ruban adhésif que j'avais
emporté pour réparer la babelmobile si besoin, mais ça ne tient
pas. J'ai des éléments en réserve et je dois donc tout refaire :
enlever l'élastique qui maintient les segments ensemble, mettre
l'élément et enfiler l'élastique. J'ai du mal au début mais je
m'aperçois qu'il y a de la poussière dans les tubes en fibre et une
fois que j'ai soufflé dans chaque tube, l'élastique passe plus
facilement.
Babel fait donc une bonne sieste avant dîner.
Il y a un banc près des douches et je m'y installe après dîner et la promenade de Babel pour rédiger l'article du jour et charger les photos. La temps passe, il est 22h3O. J'entends des dames qui nettoient les sanitaires mais lorsqu'elles ont terminé, elles les ferment à clé! Je me casse donc le nez pour la douche. Je m'imagine dans mon sac de couchage comme un poulet en croute de sel. Entre la poussière, la transpiration et le sel, il y a de ça!
'Coreureux, elles laissent les toilettes ouvertes et il y a la queue pour se brosser les dents au seul lavabo accessible.
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